La maison du chat-qui-pelote d’Honoré de Balzac

Résumé :
La Maison du Chat-qui-pelote, c’est d’abord une enseigne de boutique redoublée d’un tableau :  » Une formidable pièce de bois, horizontalement appuyée sur quatre piliers qui paraissaient courbés par le poids de cette maison décrépite, avait été rechampie d’autant de couches de diverses peintures que la joue d’une vieille duchesse en a reçu de rouge. Au milieu de cette large poutre mignardement sculptée se trouvait un antique tableau représentant un chat qui pelotait.  » Mais cette nouvelle, écrite en 1829 et plus tard placée par Balzac en ouverture de La Comédie humaine, est elle aussi un tableau vrai, tableau du Paris commerçant – le Marais et la rue Saint-Denis – que l’écrivain prend plaisir à peindre. Un tableau de moeurs, également, et son premier titre, Gloire et Malheur, laissait plus directement deviner que s’y jouait le destin d’une femme :  » Les humbles et modestes fleurs, écloses dans les vallées, meurent peut-être quand elles sont transplantées trop près des cieux, aux régions où se forment les orages, où le soleil est brûlant. « 
Source : https://www.livraddict.com/biblio/livre/la-maison-du-chat-qui-pelote.html

Avis :
Je suis la chaine Youtube de Madame Irma
https://www.youtube.com/channel/UCno9jVZtVlOp6nvsaeQelNw
qui est une fidèle lectrice de Balzac . Le mois précédent, elle a décidé de lancer le défi de lire au moins un livre de cet auteur au mois de Mai … sachant que j’ai lu, de lui, quelques ouvrages au lycée … et que je l’ai cordialement détesté … Et oui je suis de la team Zola !
Mais comme il n’y a que les idiots qui ne changent pas d’avis, j’ai décidé de tenter l’aventure en commençant par ce livre. Et …. il ne m’a pas réconcilié avec Balzac … Alors ce ne fut pas aussi atroce que dans mon souvenir , loin de là … mais le style … j’ai vraiment du mal !
Les phrases sont lourdes, je ne comprends pas pourquoi Zola est aussi agréable à lire alors que Balzac me rebute autant. Les pages de descriptions au début mises à part,et la fin que j’ai trouvée bâclée, l’histoire d’Amandine et de son peintre adoré était plutôt agréable et on a une belle description de la société de l’époque.
Ahhhhh j’oubliais, ce livre me permet de valider une section dans mon défi 2020 , la 66. Il fallait lire un livre d’un auteur parmi 6 mentionnés et une catégorie pour le Lost in Time Challenge : une relique de ma PAL !

Saga classique #1 Les Rougon-Macquart

Alors là on entre dans ma passion !!! Emile Zola et les Rougon-Macquart ! J’ai découvert cet auteur alors que j’étais encore lycéenne… le fait d’avoir lu Germinal sans y être obligée, a sûrement joué dans mon plaisir à découvrir Zola.

Le titre générique Les Rougon-Macquart regroupe un ensemble de 20 romans écrits par Émile Zola entre 1870 et 1893. Il porte comme sous-titre Histoire naturelle et sociale d’une famille sous le Second Empire, rappelant ainsi les ambitions de Zola : Les Rougon-Macquart personnifieront l’époque, l’Empire lui-même. Inspiré de La Comédie humaine de Balzac, l’ouvrage a notamment pour but d’étudier l’influence du milieu sur l’Homme et les tares héréditaires d’une famille, originaire de Plassans, sur cinq générations depuis l’ancêtre, Adélaïde Fouque (née en 1768), jusqu’à un enfant à naître, fruit de la liaison incestueuse entre Pascal Rougon et sa nièce Clotilde (1874). Il veut aussi dépeindre la société du Second Empire de la façon la plus exhaustive possible, en n’oubliant aucune des composantes de cette société et en faisant une large place aux grandes transformations qui se produisent à cette époque (urbanisme parisien, grands magasins, développement du chemin de fer, apparition du syndicalisme moderne, etc.). Cet ensemble de romans marque le triomphe du mouvement littéraire appelé naturalisme, dont Zola est, avec Edmond et Jules de Goncourt, puis Guy de Maupassant, le principal représentant. Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Rougon-Macquart

Zola est un auteur magnifique dont j’ai déjà lu quelques romans mais dans le désordre or j’ai décidé l’année dernière de lire toute la série, j’en suis au quatrième tome. Ses descriptions ne sont jamais ennuyeuses et ses personnages riches et passionnants ! C’est un plaisir de suivre les différents membres de cette famille et d’en voir les évolutions.

Résumé tome 1 La fortune des Rougon :
Le cadre est une petite ville appelée Plassans, qui correspond à Aix-en-Provence, où Zola a passé son enfance et une partie de sa jeunesse, et à Lorgues, dans le Var, où se sont déroulés en décembre 1851 les événements insurrectionnels décrits dans le roman. L’ouvrage a un triple intérêt :

  • comme Zola le décrit dans sa préface, c’est le roman des origines. Il marque le début de la généalogie des Rougon-Macquart, qui commence avec Adélaïde Fouque, dite Tante Dide, née en 1768. Elle épouse un certain Rougon, jardinier, dont elle a un fils, Pierre Rougon. À la mort de son mari, elle vit en concubinage avec Macquart, contrebandier, avec qui elle a une fille, Ursule Macquart, et un garçon, Antoine Macquart. Après la mort de Macquart, elle se reclut dans la solitude. Ses trois enfants donnent naissance aux trois branches de la famille :
    • les Rougon, chez qui prédomine l’appât du gain et l’appétit du pouvoir,
    • les Mouret (mariage d’Ursule avec un chapelier ainsi nommé), branche où la fragilité mentale de l’aïeule réapparaît souvent,
    • les Macquart, branche la plus fragile, chez qui se retrouve la folie d’Adélaïde mêlée à l’ivrognerie et à la violence de son amant ;
  • il correspond aux débuts du Second Empire, cadre temporel dans lequel se situent tous les romans jusqu’à La Débâcle (guerre de 1870 et déroute de Napoléon III). L’action de La Fortune des Rougon se déroule en effet dans les jours qui suivent le coup d’État du 2 décembre 1851 : les Rougon profitent de ce coup d’État pour s’emparer du pouvoir politique à Plassans ;
  • il raconte enfin une histoire d’amour entre Silvère Mouret (fils d’Ursule) et Miette, fille d’un braconnier condamné aux galères. L’histoire finit mal : les deux jeunes gens participent à la résistance au coup d’État du 2 décembre 1851 en Provence ; Miette est tuée pendant les combats tandis que Silvère est fusillé par un gendarme, sans que son oncle ni l’un de ses cousins Rougon n’interviennent pour le sauver. Adélaïde Fouque, qui a assisté à la scène, devient folle et est enfermée dans un asile. Elle est alors âgée de 83 ans mais survit jusqu’au dernier roman (Le Docteur Pascal), s’éteignant à l’âge de 105 ans.
    Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Fortune_des_Rougon

Ce tome m’a tiré les larmes …. touchant … on y découvre les complots politiques et toute la stratégie à appliquer en ces temps afin de parvenir à la réussite sociale ! Un vrai jeu d’échec !

Résumé tome 2 : La Curée
Le personnage principal est Aristide Rougon, dit Saccard, qui va faire une rapide fortune en spéculant sur les futurs terrains à bâtir à l’époque des grands travaux menés à Paris par le baron Haussmann.

L’action se déroule à Paris. Eugène Rougon a fait carrière en politique grâce à son soutien à Napoléon III : il est ministre. Son frère Aristide commence en bas de l’échelle par un modeste emploi. Sa femme s’appelle Angèle. Ils ont une fille (Clotilde), placée chez son frère, le docteur Pascal Rougon à Plassans, et un fils (Maxime), mis en pension. Ils habitent un modeste appartement de deux pièces. Eugène aide son frère à obtenir un emploi à la mairie de Paris, ce qui permet à ce dernier d’avoir accès à tous les plans des travaux d’Haussmann. Sa femme meurt. Il envoie sa fille chez Pascal, un de ses frères, et se marie, par intérêt, à une jeune fille nommée Renée Béraud du Châtel. Ayant pris le nom d’Aristide Saccard, il peut participer à la « curée », le dépeçage de Paris par les spéculateurs, tâche dont il s’acquitte à merveille. Il accumule rapidement une grande fortune en achetant à bas prix des immeubles entiers, dont il sait qu’ils seront bientôt rachetés à prix d’or par la ville, qui souhaite les détruire afin de construire les futurs grands boulevards de la capitale. Pourtant, Aristide a un train de vie faramineux et ne refuse aucune dépense pour ses proches. Ayant besoin de toujours plus d’argent, et alors qu’il accumule les échecs spéculatifs, il escroque sans aucun scrupule sa propre femme Renée, qui possède un important capital immobilier.

Le roman comporte également une intrigue amoureuse. Devenu veuf, Saccard a épousé Renée Béraud du Châtel, dont la fortune lui avait permis de se lancer dans la spéculation. Le couple est libre, chacun des deux époux ayant de nombreux amants sans que cela gêne l’autre le moins du monde. Jusqu’au jour où Renée, nouvelle Phèdre, tombe amoureuse de Maxime, fils que Saccard a eu de son premier mariage. La relation semi-incestueuse entre Renée et Maxime est finalement connue de Saccard, sans que celui-ci en soit vraiment affecté. Le roman se clôt sur une Renée abandonnée par Maxime, dépossédée de sa fortune par Aristide et qui sombre dans la folie avant de mourir d’une méningite.
Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Cur%C3%A9e

Passionnant sur l’histoire de Paris et la manière dont le Paris d’aujourd’hui a été construit avec les bâtiments Haussmanniens etc. Zola maitrise sont sujet sur le bout des doigts sans que cela ne fasse jamais trop sérieux, trop lourd et indigeste. Au contraire ! Couplée à une histoire d’amour tragique ! Que demander de plus ? 🙂

Résumé du tome 3 :
Le personnage principal est Florent, le demi-frère de Quenu. Arrêté par erreur à la suite du coup d’État du 2 décembre 1851, il a été déporté au bagne de Cayenne en Guyane, dont il a réussi à s’évader. Il arrive à Paris en 1858 et obtient une place d’inspecteur au pavillon de la marée, à l’intérieur des halles.

On y rencontre des personnages variés tels que Lisa, charcutière, femme de Quenu (le demi-frère de Florent), et la fille aînée des Méhudin, la belle Normande, rivale de Lisa, qui tient une poissonnerie. Zola développe le thème de la rivalité entre « gras » et « maigres » tout au long du roman. La belle Normande, une grasse, entend se servir de Florent, un maigre, pour monter Lisa, grasse également, contre lui. Après un vif différend qui les a opposés à cause de la fraîcheur douteuse d’un de ses poissons, la belle Normande acquiert la sympathie de Florent par l’intermédiaire de Muche, son jeune fils, pour qui il devient une sorte de précepteur. Elle voit même en lui un mari potentiel, car héritier, ainsi que son frère le charcutier, de leur oncle Gradelle.

Quant à Florent, d’un côté il reverse tout son salaire à l’inspecteur en titre, malade, qu’il remplace, et de l’autre il se mêle de politique, participant à des réunions révolutionnaires dans la boutique de Monsieur Lebigre, marchand de vin. Il manigance, en prenant des notes et en essayant de rassembler des partisans, une action violente contre le régime impérial en place. Lisa prend peur, la situation lui déplaît et elle se méfie de ce beau-frère trop maigre qu’elle n’aime pas.

La vieille mademoiselle Saget, quant à elle, participe activement à tous les ragots. Elle fait passer à tort Florent pour un coureur de jupons, puis, parvenant à percer le secret du jeune homme en faisant parler la fille des Quenu, elle va le rapporter à deux autres femmes qui, promettant de garder le secret, se chargeront de répandre la nouvelle dans toutes les halles.

Par ailleurs mal vu en raison de son métier d’inspecteur, Florent est dénoncé comme conspirateur par sa belle-sœur et arrêté par la police.
Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Ventre_de_Paris

On quitte les méandres de la bureaucratie et des investissements pour retrouver la bourgeoisie marchande avec cette boucherie Quenu … Pauvre Florent … il m’aura fait penser à un Candide. Passionnante découverte des Halles de l’époque !!! Encore une magnifique description du milieu et de l’histoire politique de cette époque ….

Je ferai un retour sur le Tome 4 quand je l’aurai achevé !