La fête de l’insignifiance de Milan Kundera

Résumé :

Jeter une lumière sur les problèmes les plus sérieux et en même temps ne pas prononcer une seule phrase sérieuse, être fasciné par la réalité du monde contemporain et en même temps éviter tout réalisme, voilà La fête de l’insignifiance. Celui qui connaît les livres précédents de Kundera sait que l’envie d’incorporer dans un roman une part de « non-sérieux » n’est nullement inattendue chez lui. Dans L’Immortalité, Goethe et Hemingway se promènent ensemble pendant plusieurs chapitres, bavardent et s’amusent. Et dans La Lenteur, Véra, la femme de l’auteur, dit à son mari : « Tu m’as souvent dit vouloir écrire un jour un roman où aucun mot ne serait sérieux… je te préviens : fais attention : tes ennemis t’attendent ». Or, au lieu de faire attention, Kundera réalise enfin pleinement son vieux rêve esthétique dans ce roman qu’on peut ainsi voir comme un résumé surprenant de toute son oeuvre. Drôle de résumé. Drôle d’épilogue. Drôle de rire inspiré par notre époque qui est comique parce qu’elle a perdu tout sens de l’humour. Que peut-on encore dire ? Rien. Lisez !

Avis :

Rien ne vaut une bonne matinée de mal de crâne pour rattraper ses points lecture en retard ! J’y allais vraiment à reculons … Que dire … Milan Kundera a été une révélation dans mes vertes années avec L’Insoutenable légereté de l’être … il est classé dans mon panthéon des écrivains et … quelle déception …. ce livre est encore un court roman .. oui je sais encore un ! Mais j’ai tenté de le lire au moins trois fois au cours de ces dernières années, et j’y suis enfin arrivée … Non pas que Kundera se soit transformé en mauvais auteur d’un seul coup mais le propos n’était pas passionnant. Cependant même un moins bon Kundera reste meilleur qu’un très bon Fournier (petite pique à un de mes précédents point lecture : Mon autopsie).

On retrouve son style littéraire , chapitres courts, digressions régulières et questionnement sur le sens des choses, de la vie, de l’amour et notamment ici de l’humour….

Ce n’était pas mauvais .. mais je m’attendais à tellement tellement tellement mieux …. que je suis affreusement déçue. Peut-être le relirai-je un jour et que j’aurai le plaisir de le voir sous un nouvel œil ! Si vous commencez Kundera je ne vous conseille clairement pas de commencer par celui-ci.

https://www.livraddict.com/biblio/livre/la-fete-de-l-insignifiance.html

Mon autopsie de Jean-Louis Fournier

Résumé :

« T’as des nouvelles de Jean-Louis Fournier ? On entend moins « Je suis mort. C’est pas le pire qui pouvait m’arriver. » Jean-Louis Fournier s’est fait autopsié par la charmante Egoïne pour qu’on sache ce qu’il avait dans la tête, dans le coeur et dans le ventre.

Avis :

J’ai été surprise de voir qu’il avait d’aussi bons avis quand j’ai mis un temps infini à lire ce petit roman … J’ai levé les yeux au ciel un nombre incalculable de fois ! J’ai trouvé ce livre égocentré et sans intérêt… L’humour et les jeux de mots d’une facilité … Je n’en pouvais plus de suivre l’auteur obnubilé qu’il est par les jolies filles et son propre nombril !Je pense que ce livre n’est absolument pas fait pour moi pourtant je trouvais le concept amusant et aurait pu donné lieu à quelque chose de vraiment bien … Déçue, déçue, déçue … Apparemment il était ami avec Desproges …. si seulement il avait pu lui arriver à la cheville ma lecture aurait été moins pénible.

Citations :

Exemple de l’humour de l’auteur … qui peut être et même sûrement plaira à d’autres .

« Plus modestement, j’en ai fait un (exposé) sur Robespierre, le prof d’histoire m’a reproché mon accent du Nord. J’avais pensé, la prochaine fois, prendre l’accent de Marseille. »

« Certaines m’ont cassé les couilles, Egoïne m’a vidé les bourses, aucune n’a trouvé d’or. »

« Petit, j’étais impressionné par les gens qui avaient des noms avec des rallonges. Maman avec une amie de classe qui s’appelait Marie-Laure de la Bonnerie. Je ne la connaissais pas mais j’imaginais qu’avec ce nom, elle ne pouvait qu’être bonne. »

« Elle a autour du cou une chaîne, devant mes yeux une croix en or se balance sur sa charmante poitrine. Je sens que je redeviens pieux. Je baiserais bien la croix. »

Trois jours en Automne de Pak Wan-Seo

Résumé :

Ce court roman de l’écrivaine Pak Wan-seo met en scène une gynécologue « accoucheuse d’anges » dans le Séoul des années 1980 à trois jours de prendre sa retraite. Pendant ces trois dernières longues journées d’automne, elle fait le bilan des trente années écoulées et attend désespérément que lui soit donnée une dernière chance de mettre au monde un enfant vivant. À travers ce portrait sans concession d’une femme face à son destin, c’est un tableau de la Corée contemporaine que dresse, non sans humour, Pak Wan-seo. Comme toujours chez ce grand auteur, derrière le masque grimaçant des personnages et de leur misère, se cache un profond humanisme qui donne une résonance universelle à ce très beau texte.

Avis :

« Court roman superbement écrit…. le point de vue de cette accoucheuse d’âme pourra choqué mais j’ai trouvé que c’était aussi une parole à entendre. Vraiment adoré ma lecture ! » https://www.livraddict.com/biblio/livre/trois-jours-en-automne.html?delete_message=1196691

J’ai vraiment beaucoup aimé lire les pensées de cette doctoresse, assez froide, avec des paroles plutôt dures sur la grossesse et les gens qui l’entoure; puis sa recherche désespérée de « rédemption » en voulant absolument accoucher la vie une dernière fois … véritable questionnement sur sa propre vie. A lire !

Citation :

« J’ai échafaudé ces pensées à rebours, sur les ruines de mes anciennes certitudes. »

« Je plaçais aussi une table d’examen qui permettait aux femmes de dévoiler leurs parties intimes comme si c’était leur visage. Avant de s’y être étendu, on pense que c’est tout simplement un appareil médical confortable conçu le plus scientifiquement possible. Après y avoir pris place, on comprend cependant combien c’est un instrument d’oppression déshonorant pour les femmes. Je grinçais des dents en me souvenant du sentiment d’humiliation gratuite que j’y avais ressenti. »

« Une femme vertueuse pourrait être choquée d’avoir son sexe comparé à celui d’une prostituée, mais je ne parle ici que de l’apparence. Le sens commun veut que le sexe d’une femme vertueuse est propre et que celui d’une prostituée est sale. Toutefois, un examen rapproché de leur intimité vous prouverait le contraire. Le sexe de certaines prostituées est aussi propre que le visage d’un idiot. D’un autre côté, plus une femme se croit vertueuse, moins elle est honteuse de la saleté de son sexe. Il y a peut être une analogie avec le fait que le salon où l’on reçoit les invités est la pièce la plus propre de la maison.« 

Madame Pylinska et le secret de Chopin D’Eric-Emmanuel Schmitt

Résumé :
Madame Pylinska, aussi accueillante qu’un buisson de ronces, impose une méthode excentrique pour jouer du piano : se coucher sous l’instrument, faire des ronds dans l’eau, observer le vent, écouter le silence, faire lentement l’amour… Au fil de ses cours, le jeune Éric-Emmanuel apprend bien plus que la musique, il apprend la vie.
L’œuvre de Chopin donne-t-elle un sens à l’existence ? Aidera-t-elle le narrateur à comprendre son chemin, et saisir le secret bouleversant d’une personne aimée ?

Avis :
Je connaissais déjà M. Schmitt au travers de trois ouvrages, mon cher et tendre a choisi dans mon défi lecture une catégorie et étant lui-même pianiste de profession, son choix s’est tout naturellement porté sur ce livre.
« Livre touchant mais je ne suis pas suffisamment musicienne pour en avoir pu apprécier pleinement le propos. Bien que la plume soit bonne, le discours de Mme Pylinska ne m’a pas transporté… Certains passages m’ont tout de même embués les yeux .. le reste du temps je me suis laissée bercer par le piano de la version audio et … hélas un peu ennuyée… »
( mon avis sur Livraddict : https://www.livraddict.com/biblio/livre/madame-pylinska-et-le-secret-de-chopin.html )

Ce livre validera tout de même la catégorie 50 de mon défi, un instrument de musique sur la couverture.